Vous souvenez-vous des mythes grecs ou latins ?

A moins d’être féru de Grèce et de Rome antique, il est fort probable que les noms des divinités soient restés bien ancrés dans vos esprits. Mais  les histoires restent un peu troubles, voire obscures.

Je me suis récemment replongées dans la lecture de l’Odyssée et l’Iliade. Quelque chose m’a frappée et ce ne sont pas que les leçons de vie qui sont véhiculées dans ces récits. Ce qui m’a interpellée c’est la justesse des traits de caractères humains qui nous animent encore aujourd’hui.

J’éclaire là où le regard se pose

Tout est venu d’une rencontre où une amie et moi discutions autour du féminin et du sacré. Attention pas du féminin sacré! La différence est importante car le féminin et le sacré n’implique pas nécessairement le féminin sacré. Au fil de la discussion, Anne, m’a conseillé le livre de Jean Shinola Boden «Goddess in Every women». Anne a cette capacité de savoir intuitivemet ce qui va passionner les autres. Et pour le coup, on peut dire qu’elle a visé juste!
Ma mission de vie évolue de plus en plus vers à la fois une mission de chercheur et d’éclaireur. J’aime découvrir et éclairer le chemin découvert. Et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’utiliser les archétypes divins dans ma pratique.

Revenons-en à « Goddesses in everywoman». J. S. Boden est une psychiatre d’orientation jungienne américaine. Au fil de ses consultations, elle s’est rendue compte que certains comportements et manière de fonctionner se distinguaient dans les problématiques de ses patients. Forte de son approche jungienne, elle a rapidement fait le lien entre les mythes latins et grecs et les archétypes qu’elles rencontraient. C’est ainsi qu’elle a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet.

Mythiques et mystiques

Dans l’approche jungienne, les archétypes sont considérés comme des symboles de l’inconscient collectif qui représentent le fondement des modes de fonctionnement instinctifs humains. Ces archétypes sont identiques pour l’ensemble des humains car ils représentent des symboles partagés par l’ensemble de l’humanité. Il convient, avant d’approfondir l’approche de JS Boden, de comprendre l’importance des archétypes dans la pensée jungienne. C’est pourquoi je vous conseille la lecture de l’article sur les archétypes jungiens.

L’approche de Jung est une approche controversé qui mêle science et mysticisme, raison et intuition, connu et inconnu. L’originalité de l’approche de J.S. Bolen est de créer un modèle de la personnalité alliant le mystique (entendre ici l’intuition  de la théorie jungienne) et le mythique. 

Elle présente les archétypes comme des modèles structurant de notre personnalité. Et, bien que tous les archétypes divins coexistent au sein de notre psyché, il est fort probable que nous n’en ayons investi qu’un voire deux.
Les autres archétypes étant sous investis pour diverses raisons. La découverte de notre archétype préférentiel offre un éclairage pour le moins perspicace et pertinent sur nos modes de fonctionnement, nos interactions avec autrui.

En plus de découvrir quelle divinité nous anime, la connaissance des autres archétypes nous permet de chercher des ressources qui sommeillent en nous. Cela nous demande parfois de recadrer notre vision du monde ou de sortir de notre zone de confort. L’objectif étant que chacun d’entre nous devienne le héros de sa vie: acteurs conscients et responsables.

Des déesses et des dieux en nous ?

Pour les femmes, J.S. Bolen détermine trois catégories de déesses.

Tout d’abord les déesses vierges, indépendantes et dont l’intégrité interne ne vacille pas ou très peu. On y retrouve Artémis, Athéna et Hestia, respectivement déesses de la chasse, de la sagesse et du foyer.
Viennent ensuite les déesses sensibles ou vulnérables, cherchant la relation et se positionnant par rapport à l’autre plus qu’à soi. C’est Héra, déesse du mariage, Déméter, déesse des récoltes et Perséphone, déesse du monde souterrain qui constituent cette catégorie de déesses.
Elle termine enfin avec une troisième catégorie, celle de la déesse alchimiste, Aphrodite, déesse de l’amour qui incarne elle l’union des contraires, la relation sans lien.

Chez les hommes, les dieux sont répartis en deux catégories.

Les dieux pères, Zeus, Poséidon et Hadès qui incarnent les valeurs patriarcales de nos sociétés. Ne nous méprenons pas, ils n’incarnent pas un archétype paternel. Ces trois dieux, du ciel, des mers et du monde sous-terrain, incarnent le pouvoir et la crainte d’être un jour dépassés par leur progéniture.
Les dieux fils représentent cette catégorie d’hommes dont les valeurs sont moins valorisés par nos sociétés actuelles: sensibilité, créativité ou encore violence. Les fils rejetés sont représentés par Arès, Dieu de la guerre et Héphaïstos, Dieu de la forge. Les fils biens aimés sont Apollon, Dieu du soleil et Hermès, messager des Dieux. Et enfin le fils mal compris est représenté Dyonisos, le Dieu des vendanges.

Mélange des genres

Ces archétypes tant masculins que féminins permettent de prendre en compte la totalité de la psyché d’un individu.

Dans la conception jungienne de la personnalité, les femmes ont en elle un animus, une partie masculine et les hommes un anima, une partie féminine. Ces parties peuvent elles aussi être observées avec la modèle des archétypes divins. On peut donc identifier le dieu animus d’une femme et voir comment il interagit avec les déesses actives en elle. Ou encore déterminer la déesse anima d’un homme et analyse sa manière d’être en relation avec les autres femmes.

C’est en cela que cette approche jungienne est particulièrement fine, car elle ne cherche pas à diviser les genres mais au contraire à les unir.

Si vous souhaitez avoir un aperçu des archétypes divins, je vous invite à vous inscrire à ma newsletter pour recevoir un exemplaire de mon guide rapide d’identification des archétypes divins.