Spoiler : Ca finit bien …

Mais vous vous en doutiez non ?

Anna doit donc maintenant achever la quête sous peine de ne jamais pouvoir être «vivante». Elle va donc détruire le barrage construit par son grand-père pour affaiblir le peuple des Northuldras et prendre le risque en agissant ainsi de détruire Arendelle. Cette destruction sort Elsa de sa statue de glace et lui permet de protéger Arendelle face au mur d’eau qui arrive sur le village. Arendelle est donc sauvée. Quant à Olaf, il se reconstitue conscient de sa désintégration. Elsa décide de rester dans la forêt, elle est le 5ème élément, celui reliant la magie de la nature au monde des humains. Anna va régner sur Arendelle et épouser Kristoff. L’air permet à Anna et Elsa de communiquer entre elle et de se retrouver régulièrement. 

Fin de l’histoire, générique de fin.

Et avec lui la dernière partie de mon décodage:

  • La quête d’Anna revient à faire tomber les murs du passé qui enfermait une partie de l’inconscient collectif. Le grand-père représente ici la société moderne et patriarcale dans laquelle la nature et la magie n’ont pas de place. Il a donc tenté d’étouffer cette partie sacrée de l’âme des hommes et des femmes. L’âme du monde, ou l’inconscient collectif, a donc réagit en protégeant les lieux et en créant un complexe qu’Elsa et Anna devront résoudre ( la brume impénétrable qui protégeait la forêt et gardait le statu quo tant que le complexe ne serait pas résolu).
  • En détruisant le barrage Anna permet au trop plein d’émotions, de non-dits, de peurs, d’égo de se déverser et de laisser la forêt magique revivre. Elle prend ainsi le risque de submerger sa psyché (Arendelle) et de se détruire.
  • C’est l’âme ainsi libérée et donc libre qui vient au secours de la psyché et qui va permettre la réintégration des morceaux de personnalités. La psyché se retrouve agrandie incluant maintenant Arendelle et la forêt magique.
  • Le processus d’individuation est complet, Elsa règne sur la forêt, elle est la quintessence de l’homme et de son âme. Anna, règne sur Arendelle, véritable héroïne, on voit très clairement les archétypes d’Héra et d’Artémis s’exprimer en elle (archétypes déjà présent lors du premier opus).
  • Alse et Anna communiquent ensemble par l’air élément relatif à la fonction pensée pour Jung qui permet de se connecter au monde extérieur mais aussi de s’élever intérieurement. 

Bon, je vous ai livré ici tout le contenu de mon analyse. Vous pensez bien que ce n’est pas ce que j’ai répondu à ma fille de 5 ans !!!

Philosopher avec sa fille

A ma fille voici exactement ce que je lui ai répondu quand elle m’a demandé pourquoi j’avais adoré: «  Tu sais ma chérie, la source qu’Elsa va visiter, nous l’avons tous à l’intérieur de nous. Elle n’est peut-être pas de glace comme Elsa mais elle est blanche, lumineuse et accueillante. Elle est le centre où nous sommes nous et tout le reste du monde à la fois. Elle est le centre de notre magie. Et toi, tu l’as aussi, juste là (et j’ai pointé mon doigt sur son plexus solaire). Et tu peux comme Elsa, aller découvrir ce qui est vrai et juste pour toi. Tu peux toi aussi te connecter à ta source. »

Très pragmatique, elle m’a demandé comment, et je lui ai donc dit « Comme Elsa, il faut oser parfois affronter des difficultés, ou des parties de nous qui nous font peur, comme la mer. Il faut oser dompter le cheval et donc nos pulsions. »

Elle m’a interrompu « Oui mais COMMENT, maman? » Bon j’oublie parfois qu’elle n’a que 5 ans !  Je suis donc descendue de niveau logique et je lui ai dit « En méditant comme la petite fleur qu’on vous a appris à l’école, en dansant, en faisant du yoga, en dessinant, en faisant toutes ces choses qui te permettent de rentrer à l’intérieur de toi et d’être dans cet état merveilleux et joyeux » et le plus sérieusement du monde elle a conclu la conversation d’un « Ah ça va, je sais déjà faire tout ça ».

le mot de la fin

Je terminerai par expliquer pourquoi tout le monde devrait aimer la reine des neiges. Parce que derrière l’apparente niaiserie, derrière le fait qu’il n’y pas de méchants, derrière les chansons assez pénibles parfois (je vous ai épargné le moment boys band de Kristoff, ne me remerciez pas !), derrière le côté mercantile, derrière tout cela, il se cache un merveilleux message pour nos enfants. Un message que nous, adultes, pouvons décoder pour eux. Un message qui les invite à se connecter à eux-mêmes, à découvrir la source qui les anime. Nous, adultes, pouvons au travers de ce dessin animé leur faire comprendre que pour découvrir cette source, il leur faudra parfois passer par des moments inconfortables mais qu’à la fin de leur quête, ils en ressortiront plus grands et plus connectés à leurs intuitions, à leurs émotions et aussi à l’âme du monde.

Et vous, avez-vous un dessin animé qui vous a marqué enfant ? un dessin animé auquel vous repensé souvent et qui vous inspire encore ?